| La nouvelle approche de Bob |
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« Nous avons participé à une analyse comparative afin d’améliorer notre
entreprise agricole. Les
chiffres ne mentent pas – si vous ne connaissez pas votre coût de production,
vous êtes mieux
d’avoir un énorme portefeuille. Vois devez connaître ce que sont vos coûts sinon
vous ne serez
pas en affaires longtemps. »
Bob Gordanier, éleveur de bétail
Orangeville, Ontario
L’analyse comparative : un outil puissant pour les entreprises agricoles
Savez-vous en quoi les entreprises agricoles se ressemblent? Si oui, vous avez
déjà une main mise sur les forces et faiblesses de votre entreprise et les
compressions que vous devez effectuer pour en améliorer le seuil de rentabilité.
Si vous ne savez pas comment vous comparer aux autres entreprises, il est
peut-être temps d’envisager une analyse comparative. En d’autres mots, il s’agit
du vieux processus d’apprentissage par l’expérience des autres; cette fois en
comparant les chiffres et les pratiques dans le but d’améliorer votre propre
performance.
Bob Gordanier, un éleveur de bétail, est de ceux qui croient en la valeur de
comparer sa ferme aux autres. En affaires depuis 25 ans, Bob et sa famille
possèdent une exploitation vache-veau de 100 têtes au nord d’Orangeville en
Ontario. Ils élèvent aussi 250 moutons et cultivent du foin, de l’orge et des
haricots sur 900 acres de terres en propriété et louées.
Le fait d’être en apprentissage continu et de partager ses connaissances avec
les autres est primordial dans le monde agricole en changement perpétuel. «
L’industrie du bœuf a changé de façon dramatique au cours des cinq à huit
dernières années. Vous ne pouvez pas vous asseoir sur vos lauriers dans cette
industrie et refaire les mêmes choses que faisaient votre père ou votre grand-père
», déclare Bob, directeur général de l’Ontario Cattlemen’s Association.
Poser les bonnes questions
Bob a participé à une étude comparative sur la performance agricole auprès de 45
autres éleveurs de vache-veau à travers la province. Financé par l’Institut de
gestion agricole, l’étude a été réalisée par le Centre for Food and Agribusiness
Research and Management (CFARM), qui fait partie du Département de
l’alimentation, de l’agriculture et des ressources économiques à l’Université de
Guelph.
Jusqu’à maintenant, l’étude du CFARM portait sur les éleveurs-naisseurs et les
producteurs d’asperges, par contre, le processus de l’analyse comparative peut
s’appliquer à différents secteurs de denrées en Ontario ou dans d’autres
provinces.
L’étude nécessitait que chaque participant complète un sondage sur la gestion
détaillée et les relevés financiers de leur entreprise. Une fois que les
chercheurs eurent attaqué et analysé les chiffres, chaque participant a reçu un
rapport comparant leur ferme avec les 44 autres.
« Lorsque vous voyez ce que les autres personnes font comparativement à vous,
vous vous demandez pourquoi », mentionne Bob. C’est une question qui a un grand
impact parce qu’elle vous motive à trouver des réponses et à faire des
changements. En fait, l’étude permet d’aider les fermes participantes en les
poussant à trouver des réponses à d’autres questions : En quoi sommes-nous
performants? Comment pourrions-nous l’être davantage? De quelle façon
pouvons-nous nous améliorer?
Malgré que les réponses puissent varier d’une ferme à l’autre, l’étude a
identifié des pratiques de gestion qui peuvent être appliquées pour diminuer les
coûts de production de nombreuses entreprises.
« Il y a eu quelques trouvailles surprenantes », ajoute Bob. « Par exemple, les
gens qui font le plus d’argent sont ceux qui achètent des aliments plutôt que de
les cultiver. »
Une autre constatation met en évidence l’importance du marketing : « Les
producteurs qui pouvaient exercer le commerce du bétail et faire un bon travail
ont une longueur d’avance en termes d’argent », raconte Bob.
En plus de se concentrer de façon habituelle sur les données financières et les
procédés de production, l’étude comprenait un élément unique – les
caractéristiques de gestion du personnel. L’étude concluait que lors de périodes
où les marges sont réduites, ceux possédant des aptitudes de gestion auront le
plus de succès.
Mettre de l’avant un plan d’action
Bob admet que le processus n’a pas été facile. « Pour être honnête avec vous, je
n’aimais pas mes chiffres. Ce sont les chiffres que je leur ai fournis, par
contre lorsque l’on fait une compilation et une analyse et que l’on voit les
résultats comparés à ceux des autres, je croyais qu’il était trop coûteux de
garder ces vaches. »
Cependant, les chiffres ont aussi confirmé toutes les choses que Bob faisait
bien. Le but de cet exercice n’était pas de se pencher sur les aspects négatifs
mais de renforcer l’idée qu’en se fondant sur les forces existantes et en
modifiant légèrement les pratiques actuelles, les agriculteurs comme Bob
connaîtront un plus grand succès.
Bob a été impressionné par la quantité d’information qu’il a obtenue, mais il
reconnaît qu’il reste du travail à faire pour donner un élan à sa ferme. Bob va
de l’avant pour élaborer un plan d’action. « Le programme n’est pas terminé tant
que vous ne pouvez pas analyser les chiffres avec quelqu’un qui peut vous aider
à faire mieux », ajoute-t-il. Bob espère se réunir avec environ cinq autres
producteurs qui ont participé à l’étude et exploiter l’expertise du ministère de
l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario pour
donner encore plus de sens aux résultats de cette analyse comparative et
continuer à apprendre des autres.
Comment une ferme peut-elle bénéficier d’une analyse comparative?
L’analyse comparative est la clé pour mettre en évidence les améliorations qui
peuvent aider à une exploitation à mieux réussir. Il s’agit d’un outil de
gestion puissant qui peut aider à identifier les forces et faiblesses de votre
entreprise afin de vous permettre de prendre de meilleures décisions de gestion
et d’en accroître les profits. |